4 points à aborder afin de parler à quelqu’un de sa maladie mentale

einstein-lowESPOIR de dire

Ce n’est déjà pas tous les jours facile ! Loin de là ! Nous aimerions être compris d’emblée, sans avoir à faire des efforts pour expliquer notre réalité.

Si cela pouvait être aussi simple ! Bon, faut se rendre à l’évidence, cela ne l’est pas !! C’est pourquoi je vous livre les réflexions de Cassandra Stout dans son article 4 Ways to Educate Someone About Mental Illness posté le 7 juillet 2017. C’est elle qui s’exprime en « je » dans les lignes qui suivent.

Combien de fois avez-vous entendu une remarque désobligeante– et inexactes –au sujet de la maladie mentale ? Quelque chose comme, « Le temps n’arrive pas à se décider : chaud ou froid ?? Alors il doit être bipolaire ! » ou « ces basketteurs besoin de se parler à eux-mêmes. Ils sont schizo ! » Ces expressions sont stigmatisantes parce qu’elles connectent à des maladies mentales à des comportements particuliers.

Il n’est pas votre boulot – et ce n’est certainement pas agréable – de devoir éduquer les autres à propos des maladies mentales. Mais, si vous en ressentez le besoin, comment abordez-vous quelqu’un ?

Ces quatre conseils aideront je l’espère.

Se livrer en vaut-il la peine ?

Tout d’abord, il faut savoir si vous souhaitiez aborder la personne. Vous allez vous ouvrir et vous exposer à de possibles critiques, surtout si vous avez une maladie mentale vous-même. Si vous parlez avec un inconnu dans un endroit bondé, cela ne vaut peut-être pas la peine de les corriger. Mais, si c’est un ami bien intentionné, n’hésitez pas

Faites attention au ton de votre voix

Eviter de se retrouver sur la défensive quand on parle de soi, n’est pas toujours facile. Etre aussi positif que possible et bienveillant vis-à-vis d’un interlocuteur qui n’y connaît pas grand-chose est primordial pour entamer un vrai dialogue et éviter qu’il adopte lui-même une position défensive.

Ce n’est certainement pas juste de devoir prendre sur soi ainsi, surtout quand on est dans une phase fébrile, mais, si vous souhaitez instruire quelqu’un quant aux réalités de la maladie mentale, il est préférable d’offrir une attitude bienveillante.

Soyez personnel, aidez à comprendre

Essayez de parler directement de vous, en utilisant le « me ».

« Quand vous dites des choses comme ça, ça me fait vraiment mal». Expliquer un peu de son parcours et des circonstances de votre maladie peut amener votre interlocuteur à prendre conscience de votre réalité et de la manière dont les paroles et les jugements peuvent être ressentis.

Orienter vers des ressources

Si tout va bien, la personne que vous rencontrez sera ouverte à la discussion. Si oui, alors vous pouvez lui proposer des ressources qu’elle pourra utiliser pour se renseigner davantage. Des sites Web et des brochures existent tels que nami.org (en anglais), pour l’Alliance nationale de la santé mentale. Ils sont un bon point de départ.

[Note de Stéphane : je vous parlerai des ressources spécifiques 
au monde francophone dans un autre billet. Vous pouvez déjà consulter 
le site du Funambule qui organise des groupes de paroles et 
dispose de ressources en ligne et de brochures]

Ce n’est certainement pas chose aisée de devoir parler de notre maladie afin que les autres comprennent un peu de notre réalité. Mais, au fil du temps, on peut espérer que ces efforts que nous faisons tous portent leurs fruits.

Et vous, comment faites-vous ?

Blog de Cassandra
Photo : pixabay

 

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6 thoughts on “4 points à aborder afin de parler à quelqu’un de sa maladie mentale

  1. Stéphane, j’ai trouvé cette très belle vidéo sur youtube qui propose des attitudes à adopter lorsqu’on vit avec une personne atteinte du « black dog », c’est une sorte de guide pour les proches.
    La dépression est parfois désignée par l’expression « un chien noir, a »black dog » :
    Je la trouve très belle et je te propose de la partager
    https://www.youtube.com/watch?v=2VRRx7Mtep8

  2. Ce dont j’ai horreur : c’est que je sois réduit à être un bipolaire. Je souhaite être « reconnu » comme une personne atteinte de la maladie bipolaire.
    Effectivement, par ailleurs, j’aimerais « être compris d’emblée, sans avoir à faire des efforts pour expliquer notre réalité. »

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