Le saviez-vous ? Le 30 mars, c’est journée mondiale des troubles bipolaires

Une journée pour en parler

Les troubles bipolaires compliquent la vie de très nombreuses personnes. Et aussi celles de leurs proches.

Une fois par an, le 30 mars, a lieu la journée mondiale des troubles bipolaires. Elle a pour but de faire connaître les enjeux de la maladie et de montrer qu’il est possible de se rétablir, vivre une vie gratifiante, qui a du sens.

Tous concernés !

Le trouble bipolaire est défini comme un trouble de l’humeur. Tout le monde a des hauts et des bas. Cela fait-il de nous tous des bipolaires ? Non ! Si on peut tous être de bonne ou de mauvaise humeur, pour certains, c’est TROP haut ou TROP bas. Les variations sont plus fortes, plus soudaines, plus imprévisibles et peuvent rendre le quotidien difficilement vivable.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe les troubles bipolaires au 6e rang des maladies les plus invalidantes. 60 millions de personnes sont touchées à travers le monde.
Peu à l’échelle mondiale a priori. Peut-être. Mais en regardant les chiffres d’un peu plus près, le paysage change ! Le monde médical estime que 1% à 2,5% de la population vit avec le trouble bipolaire. Il s’agit sans doute d’une fourchette basse. En Wallonie et à Bruxelles, nous sommes 5 millions d’habitants. Je vous épargne le calcul mental : cela fait entre 50.000 et 125.000 personnes directement concernées. Plus leurs proches ! Là, tout d’un coup, ça paraît énorme !

On joue contre la montre !

Il faut parler de la bipolarité car il faut du temps pour poser un bon diagnostic. Il n’est pas rare que des personnes mettent jusqu’à 10 ans avant qu’un diagnostic correct soit établi. Des traitements adéquats existent, notamment grâce aux stabilisateurs de l’humeur mais il faut aussi du temps pour trouver et ajuster le bon traitement.

Parler de la bipolarité aide au dépistage et à la prise en charge précoces. Cela peut changer la vie de personnes que nous connaissons.

Des témoignages personnels éclairent la réalité des personnes bipolaires : des équilibristes, tantôt stables sur le fil de leur vie, tantôt acrobates exaltés, tantôt désespérés face à leur vide intérieur.
A l’occasion de la journée mondiale des troubles bipolaires, le Funambule en partage plusieurs sur sa page FB : ceux de Franca, Vincent notamment.

Vivre avec la bipolarité parfois aussi synonyme de vivre dans la solitude, faute d’information, faute de contact avec des personnes qu’on ne doit pas convaincre de sa bonne volonté de s’en sortir. Au Funambule, nous proposons des espaces de paroles dans nos groupes mensuels à Bruxelles et Namur. Ils sont ouverts aux personnes qui vivent avec des troubles bipolaires et aussi à leurs proches. Vous y êtes les bienvenus. Restez attentifs à la page et abonnez-vous pour recevoir les dernières nouvelles !
Vous pouvez aussi participer à des événements organisés dans le cadre de la journée mondiale :  Certaines rencontres sont accessibles en ligne via la page Facebook de l’événement.

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